[468] Le Correspondant du 10 septembre 1888.

[469] Derniers Samedis, t. III, p. 55.

[470] Le numéro mille des Samedis de la Gazette de France, qui eux-mêmes faisaient suite aux Semaines littéraires de l’Assemblée nationale, du Spectateur et de l’Union.

[471] Il avait pour sujet la publication de Mme Charles Lenormant: Le temps passé. Mélanges de Critique littéraire et de Morale par M. et Mme Guizot. Pontmartin ne l’a pas recueilli dans ses volumes de Causeries.

[472] Joseph Roumanille (1818-1891), né à Saint-Rémy de Provence d’une famille de jardiniers, mort libraire à Avignon. Catholique et royaliste, il a publié, sous la seconde République, en langue provençale, de merveilleux dialogues en prose pour la défense religieuse et sociale, le Choléra, les Clubs, un Rouge et un Blanc, les Partageux, la Férigoulo (c’est-à-dire le thym, emblème du parti rouge), les Prêtres, etc. Plus tard, sous la troisième République, il a fait, dans le même genre, les Enterre-Chiens; l’apostolat est resté identique; mais la verve a baissé. A la même époque que les premiers dialogues appartiennent les poésies, les Marguerites, les Songeuses, la Part du bon Dieu, les Fleurs de songe, et aussi un recueil de Noëls, œuvres exquises de sentiment, simples de forme, et qui conservent absolument la note populaire, quoique l’auteur soit un vrai lettré et même un humaniste.

[473] Augustin Canron (1829-1888), né et mort à Avignon, n’a guère vécu ailleurs et se serait senti dépaysé partout, sauf dans les deux Romes, celle du Rhône et celle du Tibre. Il était le principal rédacteur de l’Union de Vaucluse. Son instruction était grande en toutes choses, mais, en histoire locale, elle était prodigieuse. Il avait déchiffré et classé tous les manuscrits de la région. Sa verve était à la hauteur de sa science, et quelquefois même elle lui nuisait: on l’accusait, à l’occasion, d’avoir inventé ce qu’il avait véritablement découvert. Catholique ardent, liturgiste consommé, sa piété très italienne n’excluait pas une grande liberté de langage quand il s’agissait de juger les évêques et les curés dans leurs rapports avec le pouvoir civil. En somme, personnage très intéressant, et peut-être encore plus amusant. Il avait le mérite de conserver une inaltérable gaieté au milieu d’une existence qui n’était qu’une lutte contre la pauvreté. Peu d’hommes ont plus honoré que lui, par son talent, son désintéressement et sa fidélité, la presse monarchique de province.

[474] Voir l’Appendice, à la fin du volume.

[475] Le P. Victor Delaporte, né le 6 novembre 1846 à Saint-Vandrille (Orne). Ses deux volumes de Récits et légendes ont eu onze éditions. Une troisième série, A travers les âges, a obtenu un égal succès. On lui doit aussi des drames en vers, Loc’h Maria, Saint Louis, Tolbiac, Pour l’Honneur, Patria, etc., ainsi que plusieurs volumes de critique littéraire: Du Merveilleux dans la littérature française sous le règne de Louis XIV; L’Art poétique de Boileau, commenté par Boileau et ses contemporains; les Études et Causeries littéraires, etc.

[476] Causeries littéraires, 3 volumes; Causeries du Samedi, 3 vol.; Semaines littéraires, 3 vol.; Nouveaux Samedis, 20 vol.; Souvenirs d’un vieux critique, 8 volumes.

[477] Souvenirs d’un vieux critique, tomes IX et X; Derniers Samedis, 3 volumes.