Le 1er janvier 1852, le journal de Pontmartin et de Nettement[201] donna des étrennes à ses lecteurs—des étrennes royalistes. En tête même de son numéro, il inséra une lettre du Comte de Chambord, écrite à la date du 1er décembre 1851—la veille du coup d’État—sur les Intérêts catholiques et français en Orient.

Louis Bonaparte se disposait à édicter une nouvelle Constitution, à demander au peuple de reconnaître en lui le légitime héritier d’une dynastie nouvelle. Le 6 janvier, l’Opinion publique publia—et c’était là son premier-Paris—une page de Joseph de Maistre sur les Constitutions faites de main d’homme[202] et, en même temps, une page—non moins belle—du Père Lacordaire sur la grandeur incomparable de la Maison de France[203].

Le numéro du 7 janvier commençait par un article d’Albert de Circourt sur la situation politique... en Autriche. L’article se composait de quelques lignes suivies de deux colonnes de blanc. Un peu plus loin venaient les Tablettes du mois. Ici encore, sous la date du 2 décembre, plusieurs lignes de blanc.

Le jour même, l’Opinion publique était supprimée.


CHAPITRE VIII

LA REVUE CONTEMPORAINE ET L’ASSEMBLÉE NATIONALE.—CONTES ET NOUVELLES.—CAUSERIES LITTÉRAIRES.—LA FIN DU PROCÈS.

(1852-1855)

Le marquis de Belleval ou un émule de M. de Coislin. La Revue contemporaine. Un mot d’Henry Mürger. Alphonse de Calonne.—L’Assemblée nationale. M. Adrien de La Valette et M. Mallac. Le fils de Paul et de Virginie.—Les Contes et Nouvelles. La Marquise d’Aurebonne et le Secret du docteur.—L’histoire d’Aurélie. Georgette ou une sœur d’Aurélie. Les Nouveaux Lundis. Où l’on voit Sainte-Beuve monter sur ses grands chevaux. Où l’on voit encore comment les petits pâtissent toujours des querelles des grands. Feu Edmond Dupré. Ma première rencontre avec Armand de Pontmartin.—Le premier volume des Causeries littéraires. Louis Veuillot et Cuvillier-Fleury.—Le Fond de la Coupe, l’Envers de la Comédie et la Fin du Procès.