«Jules Simon, dit-il en terminant, c'est une nature de prêtre, il ne lui manque que la tonsure!»

* * * * *

Mercredi 24 juillet.—En revenant ce soir, en chemin de fer, de Saint-Gratien, le président Desmaze me raconte sa première affaire.

Il trouve en arrivant à Beauvais, où il avait été nommé substitut, une femme étranglée et noyée. Son amant, qu'on soupçonna de suite, comme auteur du crime, après quelques dénégations, s'écria tout-à-coup: «Je vais tout vous dire, mon juge, mais à la condition de la voir entamer!»

Il demandait d'assister à l'autopsie, dans un sentiment qu'on ne put expliquer.

* * * * *

Jeudi 1er août.—Théophile Gautier, dont on vient de panser les jambes, cause avec moi, avant dîner. Il me parle, s'il lui était donné de vivre, et non de végéter, du désir de faire quelque chose se passant à Venise, avant la révolution. Pour cela, il irait s'établir, toute une année, dans la ville poétique, et Venise lui fournit le thème de paroles toujours peintes, de paroles toujours originales, mais un peu lentes à se formuler.

En m'en allant, la belle-fille de Théo, qui fait route avec moi, m'apprend que son beau-père a eu, la veille, une paralysie de la langue, qui a duré trois quarts d'heure.

* * * * *

Samedi 3 août.—Je pars de Paris pour la Bavière, où je vais passer un mois, avec mon parent et ami, le comte de Behaine, dans le Tyrol bavarois.