* * * * *
Dimanche 7 mars.—Zola en entrant chez Flaubert se laisse tomber dans un fauteuil, et murmure d'une voix désespérée:
—Que ça me donne du mal, ce Compiègne… que ça me donne du mal!
Alors Zola demande à Flaubert, combien il y avait de lustres éclairant la table du dîner… Si la causerie faisait beaucoup de bruit… et de quoi on causait… et qu'est-ce que disait l'Empereur…..
Et Flaubert, moitié pitié de son ignorance de l'intérieur impérial, moitié satisfaction d'apprendre à deux ou trois visiteurs, qu'il a passé quinze jours à Compiègne, joue à Zola dans sa robe de chambre, un Empereur classique au pas traînant, une main derrière son dos ployé en deux, tortillant sa moustache, avec des phrases idiotes de son cru:
—Oui, fait-il, après qu'il a vu que Zola a pris son croquis, cet homme était la bêtise, la bêtise toute pure!
—Certainement, lui dis-je, je suis de votre avis… mais la bêtise est en général bavarde, et la sienne a été muette: ça été sa force, elle a permis de tout supposer.»
* * * * *
Mardi 9 mars.—Dîner chez Brebant. C'est une confusion de paroles, un meli-melo de conversations diverses, un brouhaha d'a parte, d'où jaillissent et surnagent des phrases comme celles-ci:
DU MESNIL.—Oui, le ministère était fait ce matin, mais ce soir, il est défait.