La solide estime est réservée aux peintres qui n'étaient pas nés pour l'être: exemple Flandrin, etc., etc.
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—Il y a des écrivains dont tout le talent ne fait jamais rêver au delà de ce qu'ils écrivent. Leur phrase emplit l'oreille d'une fanfare, et c'est tout.
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Mercredi 18 janvier.—Ce soir à dîner, chez la princesse, on parlait de la désolation, au temps jadis, du bonhomme Sauvageot, se lamentant sur la destinée de ses bibelots, de ses trésors de goût, à la pensée qu'ils pouvaient tomber entre les mains imbéciles d'un banquier.
Un grand éloge à faire de la princesse, c'est que la causerie avec les femmes bêtes, avec les sots, enfin que l'ennui l'ennuie—et, chose plus curieuse, lui plombe le teint à l'instar d'une peinture du Guerchin. Rien n'était plus drolatique, ce soir, que sa figure de crucifiement se tournant vers notre conversation avec le grand et le séduisant savant, qui s'appelle Claude Bernard, pendant qu'elle était obligée de répondre à deux diseuses de rien.
Et les deux femmes parties, elle s'écrie: «Vraiment, ce serait assez de se galvauder dans le monde jusqu'à trente ans, mais à cet âge-là on devrait avoir sa retraite, et n'être plus bonne aux choses assommantes de la société.»
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19 janvier.—Nous sommes assez bien caractérisés et résumés par les trois choses que nous donnons, ce mois-ci, au public: GERMINIE LACERTEUX, le fascicule d'HONORÉ FRAGONARD, l'eau-forte: LA LECTURE.
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