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Frémiet me racontait que Rude s'amusait à mettre, à côté de la belle tête du cheval de Phidias, la tête d'un cheval de fiacre, et qu'il faisait observer que c'était la même chose, que seulement la tête du cheval de fiacre était encore plus belle. Et Rude soutenait que les Grecs faisaient ce qu'ils voyaient, la nature, avec leur tempérament de grands artistes, mais sans aucune préoccupation ou recherche d'idéal.

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—Une femme qui reconnaît avoir tort et qui n'est pas de mauvaise humeur… où la trouverez-vous?

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Dimanche 26 février.—On parle chez Flaubert de cette femme mêlée à tout ce qu'il y a eu de caché, de honteux, de scandaleux, depuis les tripotages politiques de Guizot jusqu'au maquerellage de la Deslions; de cette femme à tête de criminelle qui ressemble à la veuve de Jean Hiroux.

On nous la montre, sa voiture attelée, dès sept heures du matin, courant Paris d'un bout à l'autre, pénétrant par des portes dérobées chez tout le monde politique et financier. Pendant le long temps que Mirès a été enfermé à Mazas, elle y était, tous les jours, à neuf heures.

Au milieu de la débâcle de Fournier, S—— la voyant se donner un mal de chien, à propos de ses affaires, et galoper toute la journée, lui demandait, si elle avait envie de reprendre le théâtre?—Non, répondait-elle.—Si elle poussait quelqu'un à la Direction?—Non.—Si elle s'intéressait enfin tant que ça à Fournier?—Non.—Alors pourquoi toutes ces courses?—C'est pour en être!

Un mot profond: «pour en être,» c'est-à-dire avoir sa main dans toutes les choses secrètes et ténébreuses de la vie parisienne.

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