13 octobre.—Balzac dit, un certain soir, dans une soirée de Gavarni: «Je voudrais, un jour, avoir un nom si connu, si populaire, si célèbre, si glorieux enfin, qu'il m'autorisât…» Figurez-vous la plus énorme ambition qui soit entrée dans une cervelle d'homme, depuis que le monde existe, l'ambition la plus impossible, la plus irréalisable, la plus monstrueuse, la plus olympienne, celle que ni Louis XIV ni Napoléon n'ont eue; celle qu'Alexandre le Grand n'eût pu satisfaire à Babylone, une ambition défendue à un dictateur, à un sauveur de nation, à un pape, à un maître du monde. Il dit donc simplement Balzac: «… un nom si célèbre, si glorieux enfin qu'il m'autorisât… à p… dans le monde, et que le monde trouvât ça tout naturel.»
* * * * *
—Idée pour une nouvelle humoristique, d'un garçon n'ayant pour tout titre de noblesse, que le nom de son grand-père dans l'état des malades, qui ont été traités des maladies vénériennes, sous les yeux et par la méthode de M. de Keyser, depuis le 30 mai 1765 jusqu'au 1er septembre 1866, état inséré dans le MERCURE de France, du mois d'avril 1767.
* * * * *
—Binding, le maître du GRAND-BALCON, l'introducteur du bock en France, un de ces hommes si gros qu'il leur faut un cercueil sur commande.
* * * * *
—Dans notre RÊVE D'UNE DICTATURE nous demandions une dotation de cent mille francs pour les grands inventeurs, les grands écrivains, les grands artistes.
* * * * *
—L'amour dans le rêve qui est toujours charnel et toujours produit par un contact, un attouchement, a cela de curieux que, si vous prenez le sein d'une femme, c'est comme si votre coeur la pelotait et que dans la sensation sensuelle apportée par un songe aux gens, se mêle une idéalité d'une douceur, d'un céleste, d'un au-delà des sens physiques, d'un ravissement ineffablement spirituel.
* * * * *