«Je bois au premier peintre du mur parisien, à l'inventeur de l'art dans l'affiche.»

L'homme, il faut le dire, est tout à fait charmant. Il a dans l'amabilité, une espèce de bonne amitié calme, tout à fait séduisante.

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Jeudi 17 avril.—Sans un constant feuilletage des impressions japonaises, on ne peut vraiment se faire à l'idée, que dans ce pays d'art naturiste, le portrait n'existe pas, et que jamais la ressemblance de la figure n'est reproduite dans sa vérité, et qu'à moins d'être comique ou théâtralement dramatique, la représentation d'un visage d'homme ou de femme est toujours hiératisée, et faite de ces deux petites fentes pour les yeux, de ce trait aquilin pour le nez, de ces deux espèces de pétales de fleurs pour la bouche.

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Vendredi 18 avril.—En ce temps tout pratique, un groupe de Français intelligents devrait afficher ce programme aux prochaines élections: «Nous nous foutons de la Légitimité, de l'Orléanisme, de l'Impérialisme, de la République opportuniste, radicale, socialiste;—ce que nous demandons, c'est un gouvernement de n'importe quelle couleur au rabais: le gouvernement qui s'engagerait dans une soumission cachetée, à gouverner la France au plus bas prix.»

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Dimanche 20 avril.—Montegut, le peintre passionné de musique, est allé, avec une bande de dilettantes, exécuter du Wagner dans la forêt de Fontainebleau, la nuit, sur des partitions éclairées par des bougies, tenues par les jeunes et jolies filles de Risler, et c'est un plaisir de l'entendre parler du velours de la musique, en plein air, sous des sapins.

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Mercredi 23 avril.—Ce matin, mon marchand de vin parlant de la qualité inférieure des vins de cette année, m'affirme qu'indépendamment de toutes les maladies spéciales, particulières à la vigne en ce siècle, la vigne non malade, qu'elle soit ancienne ou replantée, est attaquée d'anémie, ainsi que toute la végétation. La terre de notre vieux globe, serait décidément fatiguée, usée, brûlée.