Vendredi 10 mai.—Oh! le bleu qui habille les femmes cette année, le bleu qui met sur elles la note dure, que le bleu de Prusse apporte dans la peinture, et n'ayant rien de la nuance céleste dont on le baptise,—et qu'a le bleuet, dans l'ensoleillement de midi!
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Lundi 13 mai.—Un mot drolatique d'un trottin, qui, dans l'ovation de la foule, faite à l'amiral Avellan, au Cercle militaire, au milieu des acclamations et des vivats, répétait douloureusement: «Avec tout ça, il y a quelqu'un qui me pince les fesses!»
Vilmorin n'aurait plus maintenant ses jardins pépiniéristes de plantes et de fleurs, dans le midi de la France, où l'abri des roseaux pendant l'hiver n'est plus suffisant; il aurait été obligé de les transporter en Égypte.
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Samedi 18 mai.—Hayashi, qui est venu dîner chez moi, me dit que la nourriture au Japon a été de tout temps, même depuis l'introduction des boucheries, du poisson seulement, avec un rien de gibier l'été. Et parmi les poissons, il me parle de l'un d'eux, le Kouzou, poisson peu estimé, mais qui se vend très cher, le premier jour de son arrivée: ce jour-là, les Japonais mettant une vanité à en manger.
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Dimanche 19 mai.—Georges Lecomte cause de son voyage en Andalousie, où l'Andalous fait l'œil à la femme, et la pince et la pelote sur la voie publique. Il dit qu'il a été obligé de donner un coup de poing à un de ces chaleureux, qui s'était assis trop près de sa femme, pendant qu'il était entré chez un marchand de tabac, et il raconte qu'il a rencontré à Gibraltar des Anglaises qui se sont plaintes de n'avoir pu rester à Séville, à cause des attouchements cochonnes des hommes.
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Mercredi 22 mai.—Voici des mots de cette grosse Mme Aubernon, qui semblent vraiment originaires du XVIIIe siècle: