Dimanche 21 juillet.—Aujourd'hui, l'enterrement du jeune Charpentier, ce garçon de vingt ans.
Les heures, où l'on va à un enterrement, où on le suit, me semblent des heures, où l'activité de votre esprit est engourdie par du néant.
En voiture, Mme Daudet s'élève, avec des paroles colères, contre ce militariat universel, qui est le tourment de la pensée de toutes les mères, envoyant leur malédiction à Bismarck.
À l'église, le pauvre père, dont les arrangements avec Fasquelle, me disait Zola, avaient été faits en vue de la continuation de la dynastie des Charpentier, dans l'affaissement de sa douleur, a l'aspect d'un vieillard.
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Mardi 23 juillet.—Dîner donné à la Maison d'Or, par l'Écho de Paris, pour les décorations d'Anatole France et de Paul Margueritte.
J'ai la surprise de l'aimable toast d'Anatole France, qui veut bien se dire fier, de tenir sa décoration du ministre qui m'a décoré.
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Dimanche 28 juillet.—Hayashi vient déjeuner.
Je lui demande qu'est-ce qui l'a poussé à apprendre le français au Japon, et ce qui l'a amené à venir en France. Il me répond que c'est la popularité, au Japon, de l'histoire de Napoléon. Et cette connaissance de l'histoire de l'Empereur, lui est arrivée par des livres en langue hollandaise, que son père avait apprise de son maître, un médecin hollandais.