[221: L'anonyme cité par de Luynes assure que madame de Vintimille succomba à un érésypèle laiteux. D'Argenson attribue sa mort à une fièvre miliaire, maladie commune en Piémont, mais presque inconnue alors en France. De Luynes dans son journal donne un détail curieux: «On lui a trouvé une petite boule de sang qui commençoit même à toucher au cerveau; madame d'Antin m'a dit qu'elle l'avoit entendue se plaindre depuis sa grossesse, qu'elle sentoit cette boule étant en carrosse. Elle m'a ajouté que madame de Vintimille, avant d'être mariée même, sentoit cette boule.»—C'étoit une veine dilatée qui avoit fait un petit enfoncement dans le cerveau, ce qui lui paroissoit être une petite boule. (Note postérieure du duc de Luynes.)]
[222: Mémoires du marquis d'Argenson, édition Jannet, t. II.—Le Roi avait exprimé le désir qu'on fît un portrait peint et un buste de madame de Vintimille.]
[223: Mémoires du duc de Luynes, t. III.—Mémoires du maréchal duc de Richelieu, par Soulavie, t. V.—D'Argenson dit: «Il est arrivé des horreurs à son cadavre… On la transporta morte avec un simple linceul sur le corps, du château à l'hôtel de Villeroy, et là ses domestiques la laissèrent et allèrent boire comme cela arrive souvent; le peuple monta et s'en saisit, on lui jeta des pétards… on fit toutes sortes d'indignes traitements à son vilain corps.»]
[224: On vit, pendant tout le XVIIIe siècle, un curieux ex-voto à l'église Saint-Leu; c'était un ex-voto représentant Louis XV âgé de six ans, avec derrière lui sa gouvernante madame de Ventadour, agenouillé devant Saint-Leu et lui demandant d'être guéri de la peur, de cette peur qui plus tard se changea en cette extrême timidité qui inspirait au Roi à la vue de tout visage nouveau, une sensation inquiétante. (Tableau de Paris, par Mercier, t. IX.)]
[225: Un jour c'était les nœuds, un autre jour la tapisserie. Le goût de la tapisserie prenait au Roi comme une envie de femme grosse, et le courrier qui allait à Paris chercher le métier, les laines, les aiguilles, ne mettait que deux heures un quart pour aller et venir.]
[226: Mémoires du marquis d'Argenson, édition Renouard, t. III.]
[227: Ces deux lettres, avec trois autres que je donne à l'Appendice, sont adressées par madame de Vintimille à madame du Deffand. Elles ont été publiées en 1809 dans la Correspondance inédite de madame du Deffand, parue chez Collin. Depuis, elles ont été republiées par M. de Lescure dans la Correspondance complète de la marquise du Deffand. Plon, 1865.]
[228: M. de Rupelmonde, maréchal de camp, dont la femme était dame du palais de la Reine.]
[229: La chasse est la grande distraction de Fontainebleau et souvent les deux sœurs accompagnaient le Roi courant le cerf. L'année suivante, dans le mois d'octobre, mesdames de Vintimille et de Mailly, suivant la chasse en calèche avec M. de Luxembourg, pensaient périr. Dans un passage du Long Rocher, une roche ayant soulevé une roue de la voiture, la calèche aurait été précipitée en bas, si l'on n'avait eu le temps de couper les guides d'un cheval.]
[230: Propriété de la comtesse de Toulouse où le Roi allait quelquefois souper en compagnie des deux sœurs. Le duc de Luynes dit, à la date du 21 octobre 1739: «Le Roi a monté en calèche avec Mademoiselle, mademoiselle de Clermont, mesdames de Mailly, de Vintimille et de Chalais; Sa Majesté est allée souper à la Rivière… c'est la seconde fois qu'il y va souper.»]