[417: Chronique du règne de Louis XV, 1742, 1743, Revue rétrospective, t. V.]

[418: Correspondance du cardinal de Tencin et de madame de Tencin avec le duc de Richelieu, 1790.]

[419: Lettre autographe de la duchesse de Châteauroux. Collection Leber. Bibliothèque de Rouen.]

[420: Madame de Tencin écrivait au commencement d'octobre à Richelieu: «De Betz a un moyen pour faire à madame de la Tournelle 80,000 francs de rente, sa vie durant, sans qu'il en coûte rien au Roi; c'est en lui donnant le duché de Châteauroux qui est compris dans le bail des fermes, et qui ne diminuera pas d'un sou le bail, en le retranchant et en le donnant à madame de la Tournelle.»]

[421: Mémoires du duc de Luynes, t. V.]

[422: Les rentes du duché arrivaient fort à propos à madame de la Tournelle. Elle avait de grands besoins d'argent, depuis qu'elle était à la cour; elle s'était même, paraît-il, considérablement endettée. Il y avait bien des moyens, dit madame de Tencin, de lui faire avoir de l'argent, mais il fallait que le Roi fît au moins un clin d'œil, et ce clin d'œil, il ne le faisait pas. Puis la favorite était en garde contre les marchés compromettants, contre ces pots de vin dans lesquels Maurepas, qui la guettait, espérait lui prendre la main. Un moment des amis l'avaient abouchée avec un chevalier de Grille et un M. de Betz, mais il semble que la délicatesse de la favorite en matière d'argent avait fait rompre la négociation.]

[423: Le cardinal de Tencin écrivait à Richelieu, à la date du 25 janvier 1744: «Montmartel et Duverney ont aussi vu madame de Châteauroux… Le premier prendra soin de sa terre et de toutes ses affaires et lui donnera tant par mois ce qui pourrait bien aller à des mille livres. Elle n'a pas été d'avis qu'on demandât une augmentation du brevet de retenue.»]

[424: Mémoires du duc de Luynes, t. V.]

[425: L'original de ces lettres patentes dont un fragment est donné dans les Mémoires de Maurepas et dont la publication intégrale existe dans de Luynes, est conservé aux Archives nationales, carton O/1 87.—Barbier disait en exagérant, je crois, un peu les choses: «Le Roi en même temps a formé une maison considérable à madame de la Tournelle… Cela se passera dans le grand à l'exemple de Louis XIV,… on parle pour elle à Versailles de l'appartement qu'avait feu madame la Duchesse et que le Roi lui donne des meubles superbes.»]

[426: Richelieu n'avait encore eu comme récompense obtenue du temps de madame de Mailly «de l'obligation que lui avait Louis XV» que les premières entrées à Versailles. On sait qu'il y avait cinq espèces d'entrées chez le Roi: 1° les entrées familières; 2° celles des gentilshommes de la chambre; 3° les premières entrées; 4° les entrées de la Chambre, celles qu'on appelle des quatorze et qui sont proprement celles du cabinet; 5° les entrées de la Chambre. Donnons de ces entrées si recherchées, un brevet, le BREVET d'entrée pour M. de Soubise: «Aujourd'huy 16 février 1744, le Roy étant à Versailles, désirant donner à M. le prince de Soubise une nouvelle marque d'estime et de sa bienveillance, Sa Majesté lui a permis et permet d'entrer librement et à toutes heures qu'il voudra en tous les lieux de la Maison où Sa Majesté pourra être, voulant que les portes lui en soient ouvertes sans difficultés, conformément au présent brevet que pour assurance…» (Archives nationales. Lettres missives. Registre 0/1 88.)]