On lit dans le tournant du cadre: LA MARQUISE DE FLAVACOURT; dans la tablette, la phrase de Soulavie: Je préfère l'estime de mes contemporains…, et tout en bas, gravé à la pointe: Peint par Nattier.—Gravé par Masquelier.

Le premier état porte en haut de la page: T. VII, page 52. Un état postérieur porte: T. VII, pag. 85.

Ce portrait a été gravé pour l'édition des Mémoires du maréchal duc de
Richelieu
(par Soulavie), publié à Paris chez Buisson, en 1793.

Madame de Flavacourt passait au Tribunal révolutionnaire et y montrait une gaieté brave qui la sauvait de la mort. Soulavie qui donne ce détail dans ses Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, dit qu'elle vivait encore en l'an VII.

Madame de Flavacourt avait eu, en 1739, un fils, Auguste-Frédéric, et, en 1742, une fille nommée Adélaïde qui, en 1755, épousa le marquis d'Étampes.

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LA DUCHESSE DE CHÂTEAUROUX

À Versailles, ce 11 mai 1744.[605]

«Que vous este heureux, monsieur le maréchal, vous este avec le Roy, que vostre ritournelle est malheureuse, elle est éloigné du roy, vous allé voit le Roy toute la journée, moy je ne le verré peut-estre que dans cinq mois, c'est bien affreux, mais vous ne me plainderé pas, car vous avez bien autre chose à penser, aussi je ne m'y attend pas. Je connois votre attachement pour le Roy, ainsi je ne suis pas en peine du soin que vous prendrez de sa personne, l'on peut s'en rapporter à vous. Adieu, monsieur le maréchal, vous devé sçavoir à quoy vous en tenir sur l'amitiés que je vous ay voué depuis bien longtemps.»

À Plaisance, ce 16 mai 1744.