[463] «A présent la commodité paraît être le seul but que les dames parisiennes ont en s'habillant: on ne voit guères dans les promenades publiques celles qui sont d'un rang un peu distingué qu'en corset et en pantoufles; elles portent toutes sur elles, comme des arlequins, un air de bonne fortune prochaine... Paris est devenu, contre la nature du terroir, fécond en tailles épaisses et massives, aussi bien qu'en gorges grosses et pendantes. Il ne faut pas s'en étonner; le déshabillé, qui est la parure ordinaire de ces dames, donne à leurs membres toute la liberté remarquable de s'étendre et de grossir.» La Bagatelle, 11 juillet 1718.

[464] Les Maîtresses du Régent, par M. de Lescure. Dentu, 1860.

[465] Journal historique de Barbier, vol. I.

[466] Cabinet des Estampes, Histoire de France, vol. 53. Marché aux paniers et cerceaux rétably par arrest de Vénus en faveur des filles et des femmes, rendu en 1719.

[467] Bibliothèque de l'Arsenal. Manuscrits, B. L. F. 77 bis.—Une calotine du temps, Ordonnance burlesque de la reyne des modes au sujet des paniers et cerceaux, et vertugadins et autres ajustements des femmes, s'élevant contre l'usage pernicieux des dames de courir les rues et promenades publiques en robe détroussée, la gorge et les épaules découvertes, voulait et ordonnait que le collet monté de Quentin, l'Agrafe, le Lacet, la Fraise, les anciens vertugadins, les souliers à la Pontlevis, les Steinkerques fussent rétablis dans leur forme, usages de modes et façons à peine de 3,000 livres d'amende. Une ordonnance faite au Palais du plaisir, le 16 octobre 1719, signé de Vénus, attaquant l'ordonnance burlesque, voulait et ordonnait que les femmes et les filles continuassent à courir les rues et les promenades publiques en robe détroussée et portant paniers, cerceaux, criardes. Un petit écrit prenait plus sérieusement la défense des pretintailles, des falbalas, des paniers si rudement maltraités; il attaquait les modes masculines, les culottes des hommes en fourreau de pistolet, les casaques de laquais, faites en houppelandes avec le grand collet pendant, dont les hommes du temps se paraient, les chapeaux pliés en oublies, les perruques en toupet avec quatre cheveux par devant. Il terminait en disant qu'avec la nouvelle mode, les femmes étaient habillées en peu de temps sans secours, et habillées pour ainsi dire en déshabillé (Apologie ou la Défense des paniers. A Paris, de l'imprimerie de Valeyre, 1727).

[468] Discours sur les femmes, par Achille de Barbantane. Avignon, 1754.—Entretien d'une dame de qualité avec son directeur sur les paniers.

[469] Satire sur les cerceaux, paniers, criardes et manteaux volants des femmes et sur les autres ajustements. Paris, Thiboust, 1827.

[470] Petite Bibliothèque amusante. Londres, 1781. Deuxième partie.

[471] Cabinet des Estampes, Histoire de France, vol. LVIII.

[472] Histoire générale du Pont-Neuf en six volumes in-fol. Londres, 1750.