[493] Le Grelot.
[494] Les soucis d'hanneton faisaient presque naître le corps des agriministes, appelés d'abord modestement découpeurs, et qui par la vogue qu'obtenait ce travail de passementerie, par les inventions, les perfectionnements que la mode générale lui imposait, arrivaient à occuper un grand nombre d'ouvriers, d'ouvrières des faubourgs Saint-Denis et Saint-Martin. Outre la chenille, le cordonnet, la milanèse, l'argent, les perles, ils fabriquaient des aigrettes, des pompons, des bouquets de côté, des bouquets à mettre dans les cheveux, etc., et ces agréments nommés fougères, à cause de leur parfaite ressemblance avec la plante de ce nom. (Dictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs, par Hurtaut et Magny. 1779, vol. I.)
[495] «Petite oie se dit fréquemment des rubans et garnitures et ornements qui rendent un habillement complet. Ornatus adjectus. La petite oie coûte souvent plus que l'habit. La petite oie consiste dans les rubans pour garnir le chapeau, le nœud d'épée, les bas, les gants, etc. Que vous semble de ma petite oie? Molière.» (Dictionnaire de Trévoux.)
[496] Les Contemporaines, vol. I.
[497] Galerie des modes chez Esnauts et Rapilly.
[498] Les fourrures ont été un grand luxe des Parisiennes, au temps où la mode était d'arriver à l'Opéra vêtue des plus superbes et des plus rares, et de les dépouiller peu à peu, avec un art de coquetterie. La vogue de la martre zibeline, de l'hermine, du petit gris, du loup cervier, de la loutre, est indiquée dans les Étrennes fourrées dédiées aux jeunes frileuses, Genève, 1770. Les manchons ont toute une histoire, depuis ceux que déconsidère un fourreur, en en faisant porter un par le bourreau, un jour d'exécution,—ce devait être des manchons à la jésuite, des manchons qui n'étaient pas en fourrure et contre lesquels une plaisanterie du commencement du siècle, Requête présentée au pape par les maîtres fourreurs, sollicite l'excommunication,—jusqu'aux manchons en poils de chèvres d'Angora, immenses manchons qui tombaient à terre, jusqu'aux petits manchons de la fin du siècle, baptisés petit baril, comme la palatine était appelée chat. La mode des traîneaux, alors fort répandue, ajoutait encore à la mode des fourrures. Une eau-forte de Caylus, d'après un dessin de Coypel fait vers le milieu du siècle, nous montre dans un traîneau posé sur des dauphins,—un de ces traîneaux que l'on payait dix mille écus,—une jolie dame toute habillée de fourrure, la tête coiffée d'un petit bonnet de fourrure à aigrette, emportée dans un traîneau que conduit, hissé par derrière, un cocher costumé à la Moscovite. A propos de fourrures apprenons que la palatine doit sa fortune et son nom à la duchesse d'Orléans, mère du régent, connue sous le nom de la princesse Palatine.
[499] Galerie des modes.
[500] Tableau de Paris, par Mercier, vol. II.
[501] Mémoires de la République des lettres, vol. XVII.
[502] Correspondance secrète, vol. XIV.