Le billet de faire part d'un mariage en même temps que l'invitation à la bénédiction nuptiale est encore, en 1760, écrit à la main. Il est entouré d'un encadrement de palmiers avec, en haut, un autel, où l'Hymen allume les cierges de l'époux et de l'épouse en tuniques; en bas, des Amours enchaînent le Temps avec des guirlandes de roses.
Quelquefois, il y a lettre de faire part du mariage et lettre d'invitation à la bénédiction nuptiale. Toutes deux sont imprimées.
La lettre de faire part est ornée en tête d'une vignette où deux fiancés, dans le goût des petites figures des Idylles de Berquin, se pressent au pied d'un autel où l'Amour tient une couronne.
Voici le texte de la lettre de faire part:
M.
M.
l'honneur de vous faire part du Mariage de M.
avec
L'invitation à la bénédiction nuptiale—sortant de chez le sieur Croisey, rue Saint-André-des-Arts, qui tient divers billets d'invitation et de visite,—est entourée d'un très-joli cadre rocaille, au haut duquel à une guirlande est attaché un médaillon où des colombes se becquètent. L'invitation porte:
M.
Vous êtes prié de la part de
M.
M.
faire l'honneur d'assister à la Bénédiction nuptiale de M.
avec M.
qui leur sera donnée ce 176 ,à heures du matin en l'Église paroissiale.
Un billet de la fin du siècle, sortant de chez Demaisons, peintre, rue Galande, et où se voit en tête un enfant nu, un hochet à la main dans une corbeille de fleurs, annonce ainsi la naissance de l'enfant: