[315] Œuvres complètes de M. de Chevrier. Londres, chez l'éternel Jean Nourse, l'an de la vérité, 1774.

[316] Œuvres de Crébillon le fils.

[317] C'est une curieuse histoire que ces amours de Crébillon et de Mlle de Stafford. Le succès des romans de Crébillon fils à Londres est tel qu'une jeune Anglaise, d'une naissance distinguée, vivant très-retirée et par là-dessus très-dévote, se monte la tête pour l'écrivain et que, pour le voir, elle fait le voyage de Paris. Elle rencontre l'auteur du Sopha chez Mme de Sainte-Maure, en tombe subitement amoureuse, l'épouse secrètement et renonce pour lui à son nom, à sa famille, à sa patrie. Crébillon vit à Paris dans la plus grande retraite en même temps que dans l'union la plus parfaite avec cette créature, douce, aimante, sensée, laide et louche, peu riche et vivant d'une pension de mille écus que lui faisait mylord Stafford et qu'il payait comme et quand il pouvait. Un garçon, l'unique enfant né de la liaison du romancier et de l'Anglaise, avant que les mauvais propos des parents de la demoiselle eussent fait déclarer le mariage, mourait en 1750, et la mère était morte avant l'année 1771. (Correspondance de Grimm, vol. VII. Journal et Mémoires de Collé, vol. I.)

[318] Lettres Mlle de Aïssé à Mme Calandrini. Paris, 1816.

[319] Lettres de Mlle de Lespinasse. Paris, Collin, 1809.—Nouvelles Lettres de Mlle de Lespinasse. Paris, Maradan, 1820.

[320] Un personnage ridicule, nommé Balot, et connu par ses comparaisons malheureuses, disait en 1748, en parlant de la guérison du cancer de Mme de la Popelinière: «Ces guérisons sont assez communes; j'ai connu des femmes qui avaient des glandes, enfin qui avaient le sein comme un sac de cavagnole.» Métra nous apprend que le médecin à la mode pour les maladies du sein des femmes était le bourreau de Paris.

[321] Lettres autographes de Mme de la Popelinière à Richelieu, conservées à la bibliothèque de Rouen. Collection Leber.

[322] A ces amours un livre tout nouvellement publié: Correspondance de la comtesse de Sabran avec le comte de Boufflers ajoute un tendre et passionné chapitre, un chapitre que raconte mieux que toute parole cet adieu de la fin d'une lettre: «Adieu, mon époux, mon amant, mon ami, mon univers, mon âme, mon Dieu!»

[323] Lettres écrites en 1786 et 1787. Paris, Benjamin Duprat, 1838.

[324] Souvenirs de Félicie.