Enfin, à cette série il y aurait encore à rattacher la série ayant pour titre: Sétsouguekkwa, NEIGE, LUNE ET FLEURS, composée de trois planches.
1. La neige de la Soumida à Yédo.
2. La lune de Yodogawa (nom de rivière) à Ohsaka.
3. Les Fleurs de Yoshino (nom d'une montagne toute rose de ses arbres en fleurs) aux environs de Kiôto.
XLIX
Oui, cette année 1839 où Hokousaï au bout de ces quatre ans d'exil passés à Ouraga revient à Yédo, est une année vraiment malheureuse: une année fatale pour l'artiste. A peine s'est-il logé, établi à nouveau dans le quartier Honjô, le quartier campagnard, affectionné par le peintre, qu'un incendie brûle sa maison, détruit un grand nombre de ses dessins, et les esquisses et les croquis qu'il a pris tous les jours de sa vie,—et de la maison où brûle son oeuvre le peintre n'emporte que son pinceau.
L
De 1840 à 1849, l'année de sa mort, Hokousaï illustre Wakan Inshitsoudén, TRADITIONS CHINOISES ET JAPONAISES SUR LES CONSÉQUENCES DE LA CONDUITE INVISIBLE (sur les bonnes ou mauvaises actions secrètes, non connues), et où le bien et le mal se trouvent récompensés dans la personne des gens bons ou mauvais ou dans leurs descendants. Dans ce petit livre, chaque personnage, dont on rapporte un acte de la vie, a son nom imprimé près de la représentation de cette action.
Peut-être cette année ou une des années suivantes, Hokousaï illustre le Yéhon Onna Imagawa, le LIVRE ILLUSTRÉ DE L'ÉDUCATION DES FEMMES.
Dans les environs de l'année 1840, Hokousaï publie encore quatre estampes en hauteur représentant le travail en paille exposé dans la cour du temple d'Asakousa.