Makimono contenant:—une feuille de lotus et son bouton,—une branche de pin,—un paysage par un jour de neige,—une feuille de tônabasou, un potiron du Japon de la grosseur de nos melons,—un sanglier,—une aubergine,—un renard habillé en Japonais,—un morceau de saumon salé, —un narcisse,—des poissons,—un rapide où flottent des fleurs de momiji, —un bol,—une racine de lotus,—un chat,—une anguille,—une traversée de renards sur la glace d'un lac: un dessin curieux, parce qu'il nous laisse voir, sous l'aquarelle, les restes d'une esquisse au bois brûlé, au charbon de polonia, le fusain du Japon, dont Hokousaï se servait parfois, et surtout quand il dessinait en présence de quelqu'un. Ce makimono aux nombreux dessins est signé: Manji, vieillard fou de dessin, âgé de 80 ans (hiver de Tempo X) (1839). Collection Hayashi.
Un autre makimono intéressant, c'est un panorama des bords de la Soumida, fait au temps de ses livres illustrés, avec des seconds plans qui son des merveilles de délicatesse, et où il y a une recherche du reflètement des choses dans l'eau, tout à fait nouvelle, et où, dans des arbres d'un centimètre, sont des réserves pour les branches. Je n'ai jamais vu d'Hokousaï une aquarelle aussi travaillée, aussi poussée au fini. Et la dernière aquarelle est une assemblée d'hommes et de femmes dans un salon. Ce makimono est signé: Koukoushin Hokousaï (1805) et avec la signature se trouve cette note: En souvenir d'une promenade que Hokousaï a faite avec ses amis sur la Soumida; et à la demande de Tausiûrô Yémba (un lettré qui a fait le récit de la promenade) Hokousaï a dessiné sur place à Yoshiwara, ses amis avec les courtisanes d'une Maison Verte: quatrième mois (le mois de mai).
Et il est à croire que le buveur, au crâne socratique, au petit nez relevé, aux yeux railleurs, habillé d'une robe d'un brun fauve, et qui montre sa coupe de saké vide, pour la faire remplir à nouveau, est Hokousaï. Collection Hayashi.
Un autre makimono d'une grande beauté, provenant de la vente de l'atelier de Kiôsaï, et contenant 46 sujets, fait partie de la collection de M. Gonse.
C'est une langouste posée sur un morceau de charbon, dessin symbolique des cadeaux du Jour de l'An,—une envolée de moineaux,—quatre croquetons de poètes, lisant à la lumière d'une lampe,—la jetée, sur une page, d'une tortue, d'un faisan, d'un crabe à l'encre de Chine, au milieu desquels est un pigeon modelé entièrement avec du blanc de gouache et dont le bec et les pattes sont roses,—des processionnaires et des bégonias,—un rat mangeant une tranche de pastèque,—des plantes de mer et des coquillages, —deux canards dormant, enlevés d'un coup de pinceau, à la façon des dessins de l'album Ippitzou,—des fizalis et une épingle à cheveux,—une poule d'eau,—un cyprin dans un vase de cristal,—une plieuse d'éventails, —la danse des moineaux, avec une amusante et infinie perspective des derniers petits danseurs, etc., etc.
PANNEAUX, DESSINS ENCADRÉS ET FEUILLES DÉTACHÉES
Dans la collection Hayashi.
Un diable, lapidé avec des pois, se met à l'abri sous le tableau de Shôki.
Un barbouillage tout à fait lâché.
Non signé.
H. 65.—L. 48.
Un guerrier tenant à la main une tête coupée.
Non signé.
H. 53—L. 26.
Un pigeon perché sur le haut d'un tori-i.
Dessin de premier coup, fait avec un nuage d'aquarelle.
Non signé, mais portant le cachet d'Hokousaï.
H. 29.—L. 27.