Skôki jouant de la flûte. Une tapageuse encre de Chine, avec coloration en rouge de la tête et des mains. H. 40.—L. 28.
Deux canards mandarins, dans le sillage que leur nage met dans l'eau.
Aquarelle où la blancheur des deux canards se détache, de la façon la plus
harmonieuse, sur le bleuâtre de l'eau.
H. 40.—L. 39.
Un aveugle appuyé sur un bâton, son chapeau tombé sur le dos, traversant
un gué. L'encre de Chine la plus largement traitée, et où est une tête du
dessin le plus savant.
H. 38.—L. 28.
Dans la collection Vever.
Un grand dessin librement jeté dans un trait représentant le viol d'une femme, prise entre les jambes d'un homme, le haut du corps retombé de côté, d'une main repoussant la main qui veut s'introduire dans sa gorge, de l'autre main égratignant la figure de l'homme.
Ce grand et ce très beau dessin de la collection Vever (H. 30—L. 30) a été reproduit, ainsi qu'à peu près tous les dessins d'Hokousaï, en une réduction de 10 centimètres en hauteur, dans une gravure publiée parmi l'illustration de SOUIKÔ.
Dans la collection de M. Gillot.
La grande étude (H. 54—L. 53) de l'aigle, pris l'année 1848, et dont il y a un kakémono chez Hayashi, et un autre chez Manzi. Une étude de toute beauté, où se voit la cruelle courbe de ce bec déchireur de chairs palpitantes, et la grandeur morne de cette prunelle qui peut fixer le soleil.
Et une étude curieuse, parce qu'elle vous révèle des procédés d'aquarelle pareils aux dessous que nous faisons en Europe à la peinture à l'huile, dessous sur lesquels nous revenons avec des glacis, et nous avons ici, avant que ces colorations soient perdues et peut-être un peu assombries dans les kakémonos, le bleu du tronc d'arbre, le rougeâtre des ailes, enfin toute la variété des tonalités qui doivent dormir sous la couverte dernière.
Une femme brandissant une branche de fleurs au-dessus d'un guerrier couché à terre, sa hache entre les jambes.