* * * * *
Samedi 3 avril.—Une assiette de 700 francs, oui, une assiette de ce prix ridicule, je me paye cela, moi misérable! Mais c'est l'assiette à la mésange sur une tige de magnolia en fleurs, l'assiette coquille d'œuf de la collection du président M. ***, de la collection de Barbet de Jouy.
* * * * *
————Dans la vie, il y a des successions de bonnes et de mauvaises chances, semblables à ces courants d'eau chaude et ces courants d'eau froide, que trouve, en mer, un nageur.
* * * * *
————Dans GAVARNI et l'ART DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE, j'ai écrit l'histoire du grand art que je sentais. Dans la MAISON D'UN ARTISTE au dix-neuvième siècle, j'écris l'histoire de l'art industriel de l'Occident et de l'Orient, et l'on ne se doute pas, à côté de moi, que je prends la direction d'un des grands mouvements du goût d'aujourd'hui et de demain.
* * * * *
Jeudi 22 avril.—Je dîne aujourd'hui chez Zola. Zola est triste, triste d'une tristesse qui donne à son rôle de maître de maison quelque chose de somnambulesque. Il s'échappe à dire, un moment: «Ah! si j'avais été mieux portant, j'aurais été, cet hiver, n'importe où… j'avais besoin de m'en aller d'ici».
C'est curieux ce navrement au milieu de cet immense succès.
* * * * *