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————-Au fond, Racine et Corneille n'ont jamais été que des arrangeurs en vers, de pièces grecques, latines, espagnoles. Par eux-mêmes, ils n'ont rien trouvé, rien inventé, rien créé.
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Samedi 20 août.—Chez Péters. La nouvelle couche des dîneurs avec les filles. Un de ceux-ci dit à une de celles-là: «Nous avons commencé à organiser des promenades scientifiques, au Palais de l'Industrie… Je t'en ferai mettre.»
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Dimanche 21 août.—Quelquefois, en jetant, ma plume—et ici je la jette à la fin d'un chapitre où j'ai cherché à rendre le brisement de mon être, après la mort de mon frère—je me laisse aller à dire tout haut: «As pas peur, mon petit, je suis encore là… et à nous deux, nous aurons miné tant de vieilles choses, et à l'heure, où c'était brave… qu'il viendra une année du XXe siècle, où quelqu'un dira: «Mais ce sont eux, qui ont fait tout cela!»
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Mardi 30 août.—Gambetta a décidément du plomb dans l'aile, et les popularités ne se refont pas plus que les virginités.
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Mercredi 31 août.—Théodore Child me faisait un fantastique tableau des soirées de l'Angleterre, où la nuit venant, par les routes crépusculaires, des groupes de jeunes gens et de jeunes filles, habillés des couleurs passées et déteintes des vieux vêtements, remises à la mode par les peintres préraphaélistes, flirtent dans une flirtation, à tout moment coupée par le rapide passage silencieux d'athlétiques garçons, montés sur des vélocipèdes.