H. 12, L. 7.

—Neuf compositions pour l'illustration de Zadig de Voltaire.

Gribouillis à la plume, dont un seul est légèrement lavé d'encre de Chine.

H. 10, L. 8 (forme ovale).

—Trois dessins d'armoiries: deux différents pour les armes de Madame de Pompadour, un pour les armes de son frère, M. de Marigny.

Trois dessins au crayon, à la plume, lavés d'encre de Chine, sur papier et sur peau vélin.

Signé au bas des deux poissons de Marigny: G. S. A.

H. 6, L. 12.

Saint-Aubin (Augustin de). Un cadet moins peintre, moins savant dessinateur, moins artiste que son aîné, mais doué d'un contour de grâce, d'une suavité de dessin, d'une naïve galantiste d'art, qui en fait le peintre de la volupté de la femme de son temps. Pour le juger complètement, il faudrait qu'un habile fureteur déterrât les originaux de son «Bal paré» et de son «Concert bourgeois», ces deux représentations typiques du monde du xviiie siècle, exposées au Salon de 1773, et faites avec ce joli procédé qui lui réussit si bien: un doux crayonnage balayé d'un nuage d'aquarelle. Dans l'ordre de ces dessins de vapeurs, et parmi lesquels je citerai la première idée de «Au moins soyez discret», c'est dans un certain vague à peine coloré d'aquarelle ou de pastel, comme la pâle vision d'une femme rose, entrevue dans un rêve amoureux.

—Portrait à mi-corps et de profil, du dessinateur à l'âge de vingt-huit ans. Il a les cheveux en accommodage du matin, un carton sur les genoux, un porte-crayon au bout de sa main droite, levée et tendue. Au fond, sur un chevalet, une toile représentant une nudité mythologique.