Trémollières (Pierre-Charles). Un élève de Jean Baptiste Vanloo, qui dans un dessin, non sans force et sans puissance, a encore exagéré l'engorgement des amours de Boucher, qu'on voit chez lui, tout pantalonnés de graisse, en leurs chairs renflées. En dehors de quelques rares têtes d'études pastellées, il a un seul et unique procédé de dessin: des lavis au crayon noir sur papier bleu, lavés d'un vilain bistre jaune, avec de larges hachures au pinceau.

—Groupe de trois amours, dont l'un entoure de ses bras un coq qui chante.

Croquis au crayon noir, lavé de bistre et rehaussé de blanc sur papier bleu.

Dessin ovale d'un panneau de lambris.

H. 26, L. 20.

—Fillette regardant un petit garçon, qui dort, le ventre à l'air, sur le départ d'une rampe de parc.

Croquis au crayon noir, lavé de bistre et rehaussé de blanc sur papier bleu.

Dessin pour un panneau de lambris,

H. 27, L. 22.

Trinquesse (Louis). Un crayonneur à la sanguine, qui a laissé un certain nombre d'études de femmes, saisies d'après nature dans leur ajustement et leur accommodement du jour, et qui trouve ou surprend parfois de jolis mouvements, mais dont les dessins sont gâtés par la sécheresse académique, les hachures sérieuses qu'il introduit dans ses croquis de la mode et des fanfioles de la toilette. Les deux premiers dessins viennent d'une suite de 24 études, où, sur l'une d'elles, il y avait écrit, de la main du peintre, qu'elles avaient été faites en 1773, d'après une Madame de Framery.