«Messieurs,
«L'ouvrage précieux que M. Gay vient de présenter à la compagnie, paraît avoir été fait pour consacrer à la postérité la grâce que Sa Majesté vient d'accorder à son Académie de peinture en la prenant sous sa protection immédiate. C'est, messieurs, au chef des arts que nous sommes redevables d'une faveur si longtemps désirée. Ne serait-ce pas faire un digne usage de cette pierre gravée que de la lui présenter comme un monument de notre éternelle reconnaissance.»
Cette proposition ayant été agréée unanimement, il a été décidé que M. le Directeur, avec les officiers en exercice, se transporterait vers M. de Tournehem pour l'effectuer au nom de l'Académie s'il vient à Paris; sinon, que M. Coypel et le secrétaire l'iront trouver aux mêmes fins à Versailles.
M. Pesne, premier peintre du roi de Prusse et académicien, demande par lettre et obtient la faveur d'être mis au rang des anciens professeurs.
En exécution de la délibération du 29 juillet 1747, les officiers sortant d'exercice, pour le quartier courant, déclarent avoir fait la visite des tableaux, figures et effets étant en l'Académie et d'avoir trouvé le tout en bonne conservation.
Jugement pour les petits prix dudit quartier, fait par les mêmes officiers:
| Premier | le S. Corrège P. |
| Second | le S. Guiard S. |
| Troisième | le S. Baudouin P. |
Du samedi 6 avril.
Conférence où M. Hulst, associé libre, lit un mémoire pour pressentir le goût de l'Académie sur la place qu'il conviendra le mieux à donner au travail sur ce qui la concerne, ou celui du Journal, ou celui des Annales, ou celui des Grandes Époques déterminées par les protectorats.
M. Coypel a répondu à ce mémoire par un compliment et la compagnie s'est décidée pour la forme des Annales.