Dans une autre lettre datée du 4 juillet, Marin dit:
Ma place est assez douce, mais les appointements ne sont pas payés en totalité; depuis un an, l'on ne touche que les deux tiers de ce qui est accordé: cela se rétablira peut-être un jour.....
Mais, en dépit de cette perspective, Marin s'ennuie à Lyon; il se rappelle au souvenir du maréchal Gouvion Saint-Cyr, et dit à son correspondant, qui s'est mis à sa disposition, que la seule chose à faire pour lui, est de travailler à le rapprocher de Paris et de ses amis, et que le jour où il lui en écrira la certitude, ce sera mon bon réveil du matin.
Une dernière lettre du 10 août 1815, toujours datée de Lyon, est une longue lamentation:
Combien le séjour de Lyon me devient insupportable et je cherchais journellement à invoquer la raison pour me donner la force de supporter une privation aussi grande que celle de ne pas être auprès de mes amis... Quel pays pour un sculpteur que la ville de Lyon! quel pays où l'on ne peut pas compter un ami, et dans les instants où l'on en pourroit avoir plus de besoin! Quelle consolation n'éprouve-t-on pas après avoir causé avec un ami! Combien vous m'avez fait éprouver de fois ce bon temps! Ces instants se retracent sans cesse à ma mémoire... que de tableaux doux et aimables!... Avec quelle complaisance la mémoire les retrace au cœur! Aimables rêveries et tendres ressouvenirs, quand pourrai-je en retrouver les souvenirs enchanteurs... J'ai péniblement travaillé de mon art sans travaux commandés. Rien ne fatigue le génie comme de se voir dans un pays... où les habitants ne daignent pas regarder: c'est l'argent seul, c'est ce qui en rapporte qui a prise dans cette ville. Oui certes, il y a de grandes fortunes... mais ce n'est pas le pays des arts, ni des artistes, grand Dieu! Quel maudit espoir m'a porté à si bon marché dans cette ville... J'éprouve encore, mon ami, une contrariété qui n'est pas petite, c'est de ne pas être payé de la totalité de mes appointements, au lieu de cent louis par an, je ne touche que 1400 francs.....
Masquelier. «Notice nécrologique sur N.-F. Masquelier, dit le Jeune, graveur lillois. Lue à la Société d'Amateurs des sciences et arts de Lille, dans sa séance du 11 août 1809, par Bottin, membre résident.»
Moreau. Notice sur M. Moreau (extrait du Moniteur, no 355, an 1814). Notice qui, jointe aux notes biographiques par Lemonnier, écrites à la sollicitation de la Société philotechnique, dont Moreau faisait partie, et à la nécrologie, perdue dans le volume de Ponce sur les Beaux-arts, résume ce que les contemporains ont imprimé sur le merveilleux dessinateur.
Mique. «Dénonciation de Richard Mique, architecte de la Reine, ses cruautés, ses barbaries envers son frère qu'il a renié et fait mourir à Bicêtre, et présentée à l'Assemblée nationale par Catherine Mique, fille de l'infortuné Mique.»
Catherine Mique dénonce son oncle, comme ayant accusé son père de désertion, de supposition de personne, de bigamie, de profanation des sacrements. Cette dénonciation devait, à quelques années de là, faire périr l'architecte de la Reine, dans la fournée des 58 personnes du 19 messidor an II.
Natoire. «Mémoire pour le sieur Natoire, peintre du Roi, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, Directeur de l'Académie royale de France à Rome, défendeur, contre le sieur Adrien Mouton, ci-devant l'un des élèves de ladite académie. C'est le mémoire à propos du billet de confession de Mouton qui fit tant de bruit.»