—Recueil de 106 costumes et travestissements exécutés pour les opéras représentés à la cour et les bals de la Reine.

Opéra. Le chant.—Mlle S. Arnould, 3 costumes pour l'opéra d'Argie.—Mlle Duplant, 1 pour le Prologue des Amours des Dieux.—Mlle Chevalier, 2 pour Acis et Galatée, etc.—Mlle Dubois, 2.—M. Pillot, 1 pour les Caractères de la Folie.—M. Cassaignade, 2 pour le Fragment de l'acte Turc, etc.—M. Legros, 2 pour Persée, etc.—M. Larrivée, 1 pour les Romans. La danse.—Mlle Guimard, 8 pour les opéras de Persée d'Azolan d'Ismenias, etc.—Mlle Lyonnois, 3 pour la pantomime des Suivantes de la Mode, etc.—Mlle Peslin, 3 pour Tancrède, Orphée, etc.—Mlle Vestris, 4 pour les Talents Lyriques.—Mlle Heinel, 1 pour Anacréon.—Mlle Allard, 3.-Mlle Lany, 1 pour Dardanus.—Mlle Mion, 1.—M. Vestris, 4 pour Cythère assiégée, etc.—M. Dauberval, 4 pour la Provençale, etc.—M. Lany, 2.—M. Laval, 1.—M. Léger, 1.—M. Gardel, 1.—M. Dupré, 1. Et encore des costumes d'acteurs et d'actrices chantant dans les chœurs, de danseuses et de danseurs, de figurants, de comparses, et de personnages intitulés «un Ruisseau», «un Plaisir», «un Monstre né du sang de Méduse»; puis de nombreuses feuilles de groupements d'acteurs et d'actrices, ou d'actrices seules, comme la figuration par Mlles Audinot, Duperré, Dervieux, du groupe des trois Grâces dans l'opéra d'Atalante. Enfin, des croquis préparatoires de la mise en scène, avec des légendes ainsi rédigées: «Un abbé apprenant à jouer de la flûte avec son maître; le maître est havre sec (sic), l'abbé gros, joufflu, avec de gros sourcils noirs

Comédie française, Mlle Doligny, 1 pour la Princesse de Navarre.

Bals de la Reine. La comtesse de Boufflers, 1.—Le duc de Bourbon, 1.—Le duc d'Avray, 1.

Tous ces dessins, sauf deux exécutés à la mine de plomb, sont croqués à la plume, et le plus souvent, enlevés au pinceau trempé d'encre de Chine et lavés d'aquarelle.

Borel (Antoine.) Le dessinateur et le vignettiste galant, qui de la volupté spirituelle de ses maîtres, fait la volupté bête et pataude, qui est le caractère et la signature de ses dessins et de ses tristes lavis.

—Un repas dans la campagne, où sur une table dressée sous de grands arbres, au milieu de paysans auxquels on distribue du vin, deux gentilshommes trinquent avec de jeunes villageoises.

Dessin à la plume, lavé d'encre de Chine et par dessus d'aquarelle.

Signé: Borel.

H. 22, L. 30.