Le catalogue des tableaux, figures, bustes... du duc de Saint-Aignan (1776) qui possédait les deux jolis tableaux de Subleyras, connus sous les titres du «Faucon» et des «Oyes du frère Philippe».
Le catalogue de dessins... de M. Neyman, orné d'un frontispice de Choffart (1776), et contenant 1,266 numéros de dessins de maîtres.
Le catalogue de tableaux précieux, miniatures, gouaches... de M. Blondel de Gagny (1776), vente où repassaient le Murillo, le Rembrandt, le Teniers, le Wouwermans de la comtesse de Verrue.
Le catalogue de tableaux, dessins précieux, vases de marbre et de bronze, porcelaines de premier choix, ouvrages du célèbre Boule... qui composent le cabinet de M. Randon de Boisset (1777). C'est le catalogue d'un financier de goût, aux achats conseillés par Boucher, Greuze, Hubert-Robert, et où les plus beaux tableaux flamands et français voisinaient avec des marbres les plus rares de l'Italie, et où posaient, sur les plus parfaits meubles de Boule, des porcelaines de la première qualité coloriée, comme les collectionneurs n'en avaient pas vu passer en vente depuis trente-cinq ans.
Le catalogue de tableaux italiens, français, hollandais... dont la vente se fera le lundi 17 février 1777 et jours suivants, à trois heures de relevée, rue Saint-Honoré, hôtel d'Aligre. Cette vente anonyme est la vente faite par Mme Du Barry, dans les premiers embarras d'argent de sa disgrâce, et dont nous avons raconté les détails dans son histoire[73]. Parmi les tableaux importants livrés aux enchères, signalons un tout petit tableau (H. 6 p., L. 10 p.) de Gabriel de Saint-Aubin, représentant un peintre dessinant un modèle de femme nue, couchée sur un canapé, sujet que le petit maître a gravé lui-même à l'eau-forte de sa pointe la plus spirituelle. Il serait intéressant de retrouver ce tableautin, qui fixerait sur le faire à l'huile de ce gribouilleur de génie à l'aquarelle, et dont on ne possède pas une peinture de genre authentique.
Le catalogue de tableaux, dessins, terres cuites... de monseigneur le prince de Conti (1777), immense et splendide collection dont les tableaux montaient à 897,985;—les peintures à gouache et miniatures, à 14,446;—les dessins à 39,472;—les terres cuites et vases de bronze, à 29,509;—les pierres fines et bagues, à 39,365;—les médailles antiques, à 6,681;—les bijoux, a 26,466: total, 1,053,944.
Le catalogue de tableaux et dessins originaux... de feu M. Natoire (1778) qui consistait en quelques spirituelles peintures de Watteau, Boucher, Subleyras, Fragonard, Hubert-Robert, et une suite de compositions et d'études de l'ancien directeur de l'Académie de Rome.
Le catalogue de tableaux originaux... de Mme *** (Mme de Cossé), 1778, vente où passait le petit modèle des chevaux Pégases des Tuileries.
Le catalogue de tableaux, sculptures en marbre, bronze, plomb doré... provenant de la succession de feu M. l'abbé Terray, ministre d'État (1778), dont la préface dit: «L'amateur qui avoit formé ce cabinet, vouloit encourager les artistes ses contemporains, et, sans refuser son admiration aux ouvrages des anciens, contribuer, autant qu'il le pouvoit, à la splendeur des arts en France.»
Le catalogue d'une collection de dessins choisis de maîtres célèbres des écoles italienne, flamande et française... de feu M. d'Argenville (1779), collection de dessins qui passait pour la plus capitale après celle de M. Mariette.