Le catalogue de tableaux... de M. de Boullongne, conseiller d'État (1789), où se vendait la «Toilette de Vénus», de Boucher.
Le catalogue de tableaux, de dessins précieux... formant le cabinet de M. Collet, secrétaire du cabinet de Madame Sophie de France (1787); jolie collection d'aimables choses, d'où viennent «le Mercure de France» et «le Concert agréable», les deux gouaches de Lawreince, qui font partie de ma collection de dessins.
Le catalogue de tableaux, portraits peints depuis le xive siècle jusqu'à nos jours, miniatures... de feu M. le duc de Richelieu, pair et premier maréchal de France, chevalier des ordres du Roi, connétable, premier gentilhomme de la chambre de Sa Majesté, lieutenant général de haute et basse Guyenne, noble Génois, l'un des quarante de l'Académie française (1788). Une immense collection que cette collection du duc de Richelieu, avec ses subdivisions en tableaux, miniatures, estampes encadrées, livres d'estampes, figures et bustes de marbre blanc, figures et bustes de bronze, vases de marbre, porcelaines truité fin, porcelaines d'ancien Japon, porcelaines bleu céleste, porcelaines céladon, porcelaines de la Chine coloriées, porcelaines d'ancien blanc, porcelaines bleu et blanc, pagodes et terres des Indes, vases de terre d'Angleterre, anciens laques, porcelaines de Saxe montées et de service, porcelaines de Sèvres et autres manufactures, porcelaines de Chantilly, pendules de bon genre, lustres et lanternes, feux, bras et flambeaux, tables de marbre, meubles de différents genres, boîtes précieuses en cailloux montées en or, et bijoux médailles.
Le catalogue des bustes et vases de marbre... du maréchal duc de Duras (1789), vente dont les objets les plus précieux étaient une commode, un secrétaire, des encoignures, un bureau bibliopographique, en laque du Japon et du Coromandel, d'une qualité tout exceptionnelle.
Nous analyserons encore rapidement quelques catalogues de ventes faites pendant la Révolution.
Le catalogue d'objets rares et curieux du plus beau choix... provenant du cabinet de M. Le Brun (1791). C'est l'énorme liquidation du fameux marchand de tableaux, où l'on voit repasser et se vendre, à des prix inférieurs, toutes les acquisitions, que, depuis une trentaine d'années, il avait faites dans les ventes célèbres, et dont il n'avait pu encore se défaire.
Le catalogue de tableaux, gouaches, estampes... de De Launay, graveur du Roi (1792), chez lequel, selon l'habitude qu'avaient les graveurs du temps, d'acheter les tableaux et les dessins qu'ils burinaient, se trouvaient les tableaux de Fragonard qu'il avait gravés, sous les titres du «Petit Prédicateur» et de «L'éducation fait tout,» et les deux gouaches de Lawreince qu'il avait également gravés, sous les titres de «Qu'en dit l'abbé» et «l'Heureux Moment».
Le catalogue des objets précieux... trouvés après le décès du citoyen Donjeux (1793), une autre vente d'un «négociant de tableaux et de curiosités», dont on trouve le nom parmi les adjudicataires de toutes les grandes ventes de la fin du siècle.
Le catalogue des tableaux précieux, figures, bustes en marbre, groupes et figures de bronze... de feu M. Choiseul-Praslin (1793), une collection commencée par le père du duc, dès 1750, et où se trouvaient réunis: «le Fauconnier» de Rubens, «l'Embarquement de vivres» de Berghem, «la Petite Sainte-Famille» de Rembrandt, «la Boutique d'épicerie» de Gérard Dow, «le Colombier» de Wouwermans, «la Prairie» de Potter, un superbe Claude Lorrain.
Le catalogue de tableaux, dessins, estampes... du citoyen Buldet, ancien marchand d'estampes (an V de la République), où est catalogué «Notre-Seigneur guérissant les malades», la pièce de Rembrandt, dite aux cent florins.