H. 23, L. 27.
Lancret (Nicolas). Un dessin descendant de Watteau, mais sans ces appuiements cassés et ce brisement aigu de la ligne, qui sont le charme et la signature du grand Maître. En outre, le dessin est plus lourd, plus rond, plus ramassé, et toujours avec des extrémités balourdes. Lancret ne voit pas long comme voyait Watteau. Il serait toutefois injuste de ne pas accorder à Lancret une certaine ampleur décorative de beaux contours rocailleux, des grâces parfois solides, et, dans le procédé, la trituration du crayon noir et de la sanguine d'un vrai coloriste.
—Une femme debout et déclamant, un masque à la main, une autre assise et chantant, les yeux sur un livre de musique, toutes deux en robes et en petits toquets garnis de fourrures.
Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir et à la sanguine, gouaché de blanc.
Ces deux figures se retrouvent dans un tableau de Lancret, conservé dans les appartements du château de Potsdam.
Vente Villot.
H. 18, L. 30.
—Deux femmes vêtues, comme dans le dessin précédent, de robes et de toquets à la polonaise. Elles sont debout l'une en face de l'autre et semblent jouer une scène de théâtre.
Dessin aux trois crayons sur papier chamois.
H. 18, L. 24.