Signé dans la marge: J. P. Le Bas, 1739.

H. 27, L. 32.

—Jeune villageoise marchant avec un enfant, les pieds dans l'eau d'un ruisseau; au fond, deux femmes chargeant un cheval.

Croquis à la mine de plomb sur peau vélin.

H. 17, L. 23.

Lemoine. Ce pastelliste, ce dessinateur[23], cet auteur du joli profil de la Saint-Huberty, gravé par Janinet dans les «Costumes des grands théâtres de Paris» est aujourd'hui complètement oublié,—et l'homme et l'œuvre,—et ses dessins, qui ne sont presque jamais signés, donnent lieu aux attributions les plus extravagantes. Cependant le portraitiste a laissé des dessins qui méritent la restitution de son nom au bas de leur nuageuse indication. Ce sont des bustes de femmes, des femmes en pied dessinées avec des ombres et des lumières, sans l'arrêt, pour ainsi dire, d'un contour. Baignées de lueurs diffuses, ces femmes sont flottantes dans le fusinage, seulement fortifié çà et là de quelques accentuations de sauce. Des images troubles délicieusement vagues, qui demandent une grande intelligence de la lumière, et qui se rapprochent, avec un peu moins de légèreté, de l'estompage gris de quelques rares études d'Honoré Fragonard.

—Une femme posée à contre-jour devant une fenêtre, entre une toilette et un pupitre à musique. Elle est assise les jambes croisées, une main tenant un livre dans le creux de sa jupe. Vêtue d'une blanche toilette de linon, elle porte sur la tête un chapeau de paille enrubanné, au rebord abaissé sur les yeux.

Dessin estompé à la sauce.

H. 45, L. 38.

Lemoyne (François). Un grand dessinateur incorrect, le précurseur de Boucher, et qui a gardé dans ses corps de femmes et leurs airs de tête un peu de la grâce du Parmesan et de la manière de Véronèse.