Lepaon (Jean-Baptiste). De jolis petits soldats, de jolis petits canons, de jolis petits campements, de jolis petits sièges: ce sont là les dessins de cet artiste, qui s'engagea pour voir la guerre de près, et qui n'en a jamais été que l'enjoliveur et le bistreur coquet. Parmi les dessins de Lepaon qui figurent ici, il en est un curieux. C'est une grande aquarelle qui détruit l'assertion de Brunn Neergaard, avançant dans le Moniteur du 29 août 1806[24] que Lepaon n'a jamais fait d'aquarelle. Puis cette aquarelle représente l'équipage de chasse de la maison de Condé, dont Lepaon était le peintre officiel, et où parmi les piqueurs et au milieu des chevaux et des chiens figurent les princes de Conti et de Condé. Du reste, le dessin est assez mauvais, pas assez cependant, pour que le marchand qui le possédait, ait cru devoir me le donner par-dessus le marché pour envelopper une gravure qu'il m'avait vendue.

—Opérations d'un siège avec la vue du camp assiégeant, de ses tranchées, de ses batteries. Au premier plan, une femme se promène, une ombrelle à la main, au bras d'un officier, tandis qu'un peintre, un genou posé à terre, fait un croquis.

Dessin au bistre sur trait de plume.

H. 19, L. 48.

—Halte de cavalerie dans un village; au premier plan, un cavalier, descendu de cheval, prend un sac des mains d'une vieille femme.

Bistre sur trait de plume.

H. 29, L. 39.

—Un hallali à Chantilly. Un piqueur sonnant de la trompe à cheval, valets de chiens se reposant couchés à terre, chiens se désaltérant à une mare. Sur la droite, en habits rouges à collets et à revers de velours noir, le prince de Conti et le prince de Condé causent ensemble.

Aquarelle.

Signé: Lepan (sic) fecit 1769.