[95] Car il faut que l'Europe sache que le Japon a ses curieux de peinture, et des curieux maniaques comme les nôtres. M. Réal, l'associé des Sichel, achetant des kakemonos au Japon, et s'étonnant de la différence du prix entre deux kakemonos, dont le faire lui paraissait identique, le marchand lui disait: «Oui, tous les deux sont du même, mais celui-ci est du temps où sa célébrité était faite.»

[96] De Nittis a acheté le beau et grand kakemono de l'Exposition, représentant une vingtaine de pigeons s'ébattant à la margelle d'une vasque en pierre. Il l'avait acheté pour le copier et avoue modestement y avoir renoncé devant la difficulté. Il me faisait toucher, avec l'enthousiasme qui jaillit de son individu en présence d'une vraie chose d'art, tous les détails de l'exécution, et ces contours dans l'ombre, et qui sont faits simplement du balayage et du rebroussage lavé des teintes de la pleine lumière.

[97] D'après une inscription tracée au pinceau, ce kakemono ne serait qu'une répétition par un élève d'un célèbre dessin du dessinateur spécialiste des tortues. Voici l'inscription: Copie de Oh-kio.

[98] On ne sait pas si le Député d'Arcis a été complètement terminé par Balzac, mais l'on sait que les dernières parties des Paysans ont été écrites par Rabou.

[99] Ce tirage n'a rien d'absolu: il y a certaines lithographies, dont il y a eu tout au plus deux ou trois épreuves avant la lettre, tandis que d'autres, et particulièrement celles des derniers temps de la vie de Gavarni, ont de beaucoup dépassé le nombre douze.

[100] On lit dans les Annales des Empereurs du Japon: «Le deuxième mois de la troisième année (812 de J.-C.), le Daïri alla au jardin de Sin-yeu-sen (le jardin de la source des génies) pour s'amuser à y contempler des fleurs et à faire des vers. C'est à cette époque que commence au Japon le goût pour les fleurs.» Et depuis ce temps les Empereurs qui se succèdent ne manquent pas de venir, dans ce jardin, voir fleurir les arbustes à fleurs, voir rougir à l'automne les feuilles des arbres.

TABLE


Pages
Cabinet de travail (les Livres, les Manuscrits, les Lettres autographes sur la Littérature, les Mœurs, la Prostitution, le Théâtre, la Ville de Paris. Les Eaux-Fortes, les Burins, les Portraits de femmes, les Adresses du XVIIIe siècle).[1]
Cabinet de toilette (les Porcelaines de Saxe et de Sèvres).[189]
Chambre a coucher (Bois de lit sculpté. Tapisseries d'Aubusson)[197]
Cabinet de l'Extrême-Orient (les Netskés, les Cristaux de roche, les Porcelaines de la Chine, les Faïences de Satzuma, les Bronzes, les Sabres et les gardes, les Flambés, les Tabatières en pierre dure et en verre, les Laques, les Boîtes à médecine, les Pipes d'argent, les Étuis de pipes incrustés)[205]
Boudoir (Tapis persan)[346]
Second étage (les Kakemonos. Les Livres modernes. Balzac et Gavarni)[350]
Jardin[376]