Mademoiselle Contat.—Lettre autographe, signée de ses initiales (sans date), dans laquelle elle conjure un homme d'affaires de lui épargner une saisie «qui ferait un esclandre dans sa maison et lui causerait un chagrin mortel».
Mademoiselle Clairon.—Ordre de doubler la demoiselle Dangeville, signé du duc de Gesvres:
Nous duc de Gesvres, Pair de France, Premier gentilhomme de la chambre du Roi,
Voulant que chacun des acteurs et actrices de la Comédie-Française se prête à tout ce qui peut faire le bien du service, et connaissant la nécessité d'avoir plus d'une actrice pour remplir les rôles de soubrette, en expliquant en tant que besoin est l'ordre de réception donné à la demoiselle Clairon, lui ordonnons de se tenir prête à doubler la demoiselle Dangeville dans tous les rôles de son emploi.
Mandons à M. de Bonneval, Intendant des Menus Plaisirs, en exercice, de tenir la main à l'exécution du présent ordre.
Fait à Versaille le 30 décembre 1743.
—«Mémoire pour le sieur de Lanoue, la demoiselle Gaussin et consorts, opposants à la réception de la demoiselle Clairon.»
Ironie moquant les effarouchements de pudeur des vertus de la Comédie-Française: «Quelle humiliante rivalité pour la demoiselle Gaussin! L'innocence de ses mœurs n'aurait-elle pas dû la soustraire à de pareils accidents?» Et la brochurette rappelle l'humaine parole qu'elle avait souvent à la bouche: «Et comment en effet est-il possible de refuser un galant homme, qui se présente de bonne grâce et nous presse avec instance!»
—Histoire de mademoiselle Cronel, dite Fretillon, actrice de la Comédie de Rouen, écrite par elle-même. La Haye, 1758.
Roman allusif aux commencements de la tragédienne.