Bouteille en forme de coloquinte avec une ouverture de tirelire, et sur laquelle retombe une branche de feuillage chargée de gourdes, modelée en relief. Grès recouvert d'un émail gris où il y a des coulées d'émail bleu.

Petit vase cylindrique. Fond bronzé avec une pluie aventurinée sur la gorge et le goulot.

Grand plat. Fond blanc, sur lequel s'enlève un fong-hoang au milieu d'un enroulement de lianes vertes, enfermées dans un médaillon qui se détache sur les branches d'un sapin. Marli du plat aux grands compartiments bleus et rouges, où sont ménagées des réserves blanches décorées de petits paysages polychromes. Sur le rebord extérieur un enroulement ornemental exécuté en bleu. Ce plat porte le nien-hao de l'empereur des Ming, Tching-hoa (1405-1488).

Grand plat. Fond blanc, sur lequel s'élève un arbre au tronc et aux rameaux dorés, fleuri de petites étoiles rouges, bleues, vertes. Bordure mosaïque rouge de fer, où des réserves allongées renferment des fleurettes polychromes.

Grand plat. Fond blanc, sur lequel se dresse une tige de fleurs, exécutée en bleu pâle, dans une bordure à l'or et au rouge éclatants, et dont se détachent et se déversent, sur le marli du plat, quatre bouquets polychromes.

Plat. Sur le fond blanc, rondissant en une demi-couronne, deux rameaux d'arbustes fleuris de grosses fleurs, et portant un oiseau à la huppe verte, au ventre rose. Petite bordure rouge de fer. Porcelaine chinoise aux riches et épais émaux qui a quelque chose d'un dessin japonais. Numéro 190, gravé à la meule, d'une vente faite par Dresde de ses doubles.

Grande jatte. Fond rouge de fer, contourné d'une large guirlande de rinceaux émaillés en vert à grandes fleurs d'un bleu vitreux. Pièce curieuse par la parfaite cuisson au feu de moufle d'une surface rouge de fer si étendue. En dessous, une marque imprimée en rouge.

Plateau en forme d'éventail. Fond formé d'un petit carrelage vert à fleurettes roses dans des encadrements octogones d'or. Sur ce fond sont jetées une pivoine et une branche de pêcher. Bordure extérieure, même mosaïque que le fond. Le dessous, bleu de ciel avec fleurs roses et violettes, est enfermé dans une large bordure jaune où courent des rinceaux polychromes. Ce plateau, de la plus riche ornementation, et qui doit être cuit à un très doux feu de moufle, a son revêtement supérieur d'un ton mat, non brillant, non porcelaineux, et sa pivoine ressemble à une fleur peinte à la gouache sur une feuille de vélin.

Un petit plateau ou plutôt une assiette dont le rebord a été coupé, représentant une Chinoise assise sur un escabeau de porcelaine, une main tombée sur un album fermé, une main portant à ses narines une fleur odorante; près d'elle sont deux enfants. Ce petit plateau est de la plus belle qualité d'émaillure, avec ses tendresses de tons, ses carnations de rose mourant des premières porcelaines de Saxe, avec ses étoffes qui ne sont, pour ainsi dire, colorées que dans le sillonnement renflé des plis, profondément incisés. Ce plateau porte le no 150 de la collection de Mme Mallinet, où cette pièce, parfaitement chinoise, a été classée par M. Jacquemart dans la famille rose japonaise.

Tasse et soucoupe côtelées et festonnées. Sur la blancheur de la tasse et de la soucoupe court, modelée en relief et dorée, une vigne chargée de raisins, où sont blottis deux écureuils. Une fleurette rouge et or est répétée au fond de la tasse et de la soucoupe, dont le côtelage, entre-croisé et superposé, cherche l'imitation d'un cœur de fleur épanouie.