III
LES MOULINS TURCS DE L’INTÉRIEUR

Les moulins turcs dans l’intérieur du vilayet sont des plus primitifs. Tous possèdent le rouet volant très grossièrement fabriqué. L’arbre sur lequel est adapté le rouet est pareillement en bois ; à l’extrémité est fixée une tige de fer sur laquelle repose la meule tournante. Il y a bien encore quelques moulins turcs, à palettes avec de grossiers engrenages en bois ; mais la plupart des meuniers sont incapables de faire travailler deux paires de meules avec des engrenages.

Les meules dont ils se servent sont en grès. Le rayonnage de ces meules leur est inconnu. Ils les font invariablement tourner toujours de droite à gauche. L’usage de la règle du niveau d’eau leur est complètement étranger. Ils rhabillent les endroits luisants. La meule dormante est convexe et la meule tournante est concave. Les meules étant en grès, on est dans l’obligation d’en changer toutes les années, ce qui fait que la farine est noirâtre et qu’elle contient du sable.

Ces moulins turcs font la farine fondue.

Tous ces moulins travaillent à façon. Aucun ne travaille pour son compte. Du reste tous ces meuniers sont très pauvres. Leur métier est celui qui est le moins en honneur dans le vilayet.

CHAPITRE VII
LES FORÊTS DU HUDAVENDIGHIAR

Difficultés d’exploitation. — Tableau des forêts des sandjaks de Brousse, de Karassi, de Kara-Hissar, de Kutahia.

I

L’étendue des forêts que renferme le vilayet de Hudavendighiar est considérable.

On y trouve en abondance le chêne, le sapin, le hêtre, le noyer, l’orme, le charme, etc. etc.