Quant aux divers corps de métiers, les ouvrages qu’ils produisent ne présentent absolument rien de remarquable. Tous sont d’une exécution sommaire et médiocre et seulement appropriés à l’usage de la population indigène.

Dans l’intérieur du vilayet quelques industries d’importance secondaire existent également.

Biledjik confectionne des étoffes semi-velours et soie, aux brillants reflets, qui sont principalement utilisées dans le pays pour tentures, coussins, rideaux.

Les feutres de Kara-Hissar sont des plus renommés.

Les cotonnades de Ghedis sont des tissus d’une grande solidité, mais ne pouvant être convenablement utilisés que par les indigènes de l’intérieur.

Kutahia était jadis renommée pour ses faïences et ses poteries. Cette industrie est aujourd’hui bien tombée. Cependant pour les usages locaux on utilise encore ces poteries. Sans être d’un fini irréprochable elles ont en effet le mérite d’une réelle solidité. Ce sont pour la plupart des objets très matériels, d’une simplicité de forme très rustique.

Les tissus en soie, dits sirmali, mélangés de fils d’or et d’argent, sont une spécialité de quelques cazas. Ces produits très appréciés sont peu connus au dehors.

Les tanneries d’Ouchak et de Kutahia fournissent d’assez beaux produits en peaux de chèvres et de moutons, aux couleurs variées. Cette marchandise ne sort guère du vilayet et est employée presque exclusivement à la fabrication des chaussures indigènes.

CHAPITRE X
TABLEAU DES PRIX MOYENS DES MARCHANDISES A L’IMPORTATION ET A L’EXPORTATION DANS LE VILAYET DE HUDAVENDIGHIAR

IMPORTATION