En hiver, les eaux qui descendent de la montagne sont chargées de détritus et on peut les utiliser pour le colmatage des parties basses et marécageuses.

Sur le plateau central, aux abords des grands lacs, des circonstances analogues se présentent, et l’on peut aussi dans cette région faire profiter les grandes plaines qui entourent ces lacs du bénéfice des irrigations et du colmatage.

Les plaines que l’on peut le plus facilement irriguer sont les suivantes :

deunums.
1o la plaine de Sis

1,100,000

2o  id  d’Adana

2,200,000

3o  id  de Mersine à Selefkié

1,100,000

4o  id  du golfe d’Adalia

2,200,000

5o la plaine du vilayet d’Aïdin

2,200,000

6o  id   id  de Brousse

2,200,000

7o  id   id  de Samsoun

2,200,000

8o  id autour des lacs du plateau

2,090,000

Les travaux d’irrigation sur ces

1,200,000

peuvent être exécutés à raison de 32 paras par deunum,soit L. T. 104,347.

2o Irrigations en Syrie.

Le long de la mer les irrigations ne peuvent en général se faire que pendant l’hiver, presque tous les cours d’eau qui descendent de la montagne tarissant en été. Mais à l’intérieur et sur les cours d’eau permanents tels que l’Oronte et le Jourdain, les irrigations d’été peuvent être appliquées comme en Asie-Mineure.

Les plaines à irriguer comptent environ 3,300,000 deunums ; à 32 paras le deunum les travaux à exécuter coûteraient L. T. 26,086.

3o Irrigations en Mésopotamie.

Il serait facile de rétablir les anciens canaux d’arrosage qui jadis sillonnaient la Mésopotamie, une fois les digues du Tigre et de l’Euphrate rétablies.

Ces canaux existent encore en partie et il suffit de les compléter, d’y construire des écluses et des vannes de distribution et de faire les aménagements secondaires que comporte une répartition régulière des eaux sur un pays aussi vaste pour rendre à la Mésopotamie sa fertilité première. La surface des plaines à irriguer n’est pas inférieure à 82,000,000 de deunums ; à 32 paras par deunum les travaux coûteraient L. T. 660,000.