En voici d’autres exemples.

Un négociant européen, par contrat régulièrement passé, est devenu propriétaire d’un immeuble appartenant à un sujet ottoman.

L’époque de l’entrée en possession arrivée, le vendeur vient et dit :

— Cet immeuble appartient à ma femme. Je n’avais pas le droit de vendre. Le contrat est nul.

On plaide. L’affaire se promène lentement devant tous les tribunaux capables d’en connaître.

Enfin, après de longs mois, l’Européen a gain de cause. Il veut se faire livrer l’immeuble.

Le Turc déclare alors :

— Ma propriété est un bien vacouf. Voici des titres.

Et il exhibe une liasse de papiers écrits dans tous les idiomes, et tous plus indéchiffrables les uns que les autres !

Devant cette déclaration, toute la procédure antérieure tombe d’elle-même, est nulle. Le tribunal du Chéri ayant seul le droit de décider en matière de vacoufs.