Georges s'en retourna docilement, et Pierre vit qu'il sanglotait.

Alors, il crut.

Il regarda le dos de son ami qui s'éloignait: sans haine, sans colère, accablé.

Il faillit rappeler Georges.

Bientôt, il ne le vit plus.

Personne et rien!

Cette fois, il pleura: les premières larmes qu'il répandît depuis bien des années: le prix du rêve!

Était-ce donc possible?

Il n'eut pas un instant d'indignation ni de révolte: il ployait sous le destin, sous une force inexpliquée contre laquelle on ne discute pas, et qui courbait sa volonté après avoir courbé celle des autres.

A intervalles égaux, comme les appels renouvelés d'un glas, son cœur, lamentablement, disait: «Seul!»