Oh, les chassés d’hier, s’ils venaient à présent!
En foule, s’ils passaient! Tour à tour, tous ensemble,
S’ils daignaient la pétrir et sucer jusqu’au sang
Sa mamelle qui glisse et son ventre qui tremble!
Dieu! Comme on vautrerait ses lèvres sous leurs crins!
Dans quelle immense extase on boirait leurs caresses,
Et comme à deux genoux on lécherait leurs reins
Pour y puiser sans fin l’ivresse des ivresses!
Mais les jours sont passés de triomphe et d’orgueil!
Dans l’âpre isolement de sa couche dernière,