Et, léchant du regard la blancheur des chairs nues,
Il rêve aux lents efforts du baiser virginal,
Aux soupirs étonnés du bonheur qui fait mal,
Aux cris, à la fraîcheur des caresses timides...
Il songe: le désir ferme ses yeux humides
Et dans son cœur divin monte comme les flots.
Il s’enivre, écoutant encor les courts sanglots
Dont le charme lascif envahit l’Empyrée.
La chair gonfle les plis de sa robe sacrée.
Zeus veut; Eros sourit; et les dieux immortels,