Des bonheurs trop savants qu’ignore l’hyménée.

Je veux t’ouvrir un monde où nul ne t’a menée,

Si beau qu’on n’en revient qu’en pleurant de regret.

Oh, l’art du long baiser qui court, profond, discret,

Sur le ravissement de la chair étonnée!

L’art que ne savaient point ceux qui t’ont profanée

Sur la couche brutale où ton cœur s’enivrait!

Viens! Ce que tu rêvas sans le pouvoir connaître,

Je te le donnerai: tu te sentiras naître;

Tes grands yeux dessillés verront dans l’infini;