Et du premier Coït naquit la molécule.

Or l’Esprit, stupéfait de ces accouplements

Qui grouillaient dans l’abîme insondé du désordre,

Vit, dans la profondeur des nouveaux firmaments,

D’infimes embryons se chercher et se tordre.

Pleins de lenteur pénible et d’efforts caressants,

Les corps erraient, tournaient et s’accrochaient, sans nombre:

L’amour inespéré subtilisait leurs sens;

La lumière naissait des frottements de l’ombre.

Et les astres germaient. O splendeur! O matins!