Vénus, je veux aimer!» Et débordant de sève,
Elle tord sur le lit, complice de son rêve,
Les longs et chauds ennuis de sa lourde vertu.
Elle a senti le soir, et son cœur a battu.
«—Seule une nuit encor, hélas!» Elle soupire.
Car c’est l’heure d’aimer! C’est l’heure où le Satyre
Poursuit par les bois sourds et les sentiers ombreux
La Dryade qui rit et fuit vers l’antre creux.
C’est l’heure où le soleil se penche sur la terre;
L’heure où les myrtes blancs de Gnide et de Cythère