—Comment se porte votre mariage, mademoiselle?
—Bien; on publie les bans dans huit jours.
—J'ignore quel est l'heureux mortel…
—Ceci est un secret.
—Même vis-à-vis de moi?
—Pourquoi non? Je dirais volontiers: vis-à-vis de vous bien plus que nul autre.
Elle baissa les yeux pour la seconde fois, et sourit. Puis, toujours souriante, elle me regarda en face:
—Mes parents et mon fiancé sont, avec moi, les seuls à connaître le projet arrêté, car mon fiancé n'a ni père, ni mère, ni autres ascendants.
—Comme moi. Serait-ce moi?
—Je vous refuserais, mon cher, car nous ferions ensemble le plus sinistre ménage. D'ailleurs, je vous ai dit que j'épousais un sot.