Tout le voisinage était en rumeur.
Elle aperçut alors Lefebvre, sans fusil, sans buffleteries, mais tenant à la main son sabre, qu'ornait une dragonne d'or.
Ses camarades l'entouraient et semblaient lui faire un cortège triomphal.
—Catherine, je suis lieutenant! s'écria-t-il tout joyeux, en sautant au cou de sa fiancée.
—Vive le lieutenant Lefebvre! clamèrent les gardes nationaux, levant en l'air tricornes et fusils.
—Ajoutez, camarades, dit le nouveau lieutenant en présentant Catherine, vive la citoyenne Lefebvre... car voici ma femme!... Nous nous marions la semaine prochaine!...
—Vive la citoyenne Lefebvre! crièrent les gardes enthousiasmés.
—Vive madame Sans-Gêne! reprirent les commères accourues...
—Qu'ils ne crient pas si fort! dit Catherine à l'oreille de son mari, pensant à Neipperg, couché dans la chambre voisine, ils vont réveiller notre blessé!...