Un cri de: «Qui-vive?» prononcé en français le fit s'arrêter.
—Je ne me suis pas trompé! murmura-t-il, ce sont des Français qui sont là!
Il demeura immobile après avoir répondu:
—Ami!... envoyé de la municipalité de Verdun!...
Un silence suivit, puis il vit se détacher une masse sombre, qu'accompagnait un cliquetis de fer.
Une lueur se balançait et marchait vers lui...
Quatre hommes, avec le porteur du falot, venaient le reconnaître.
Après avoir décliné ses qualités au chef de l'escouade, et avoir demandé à être conduit au général en chef, le baron fut prié très poliment de prendre place au bivouac, en attendant qu'on pût le mener au quartier général.
Il accepta de grand cœur, car la nuit était fraîche. Il vint s'asseoir auprès des volontaires royaux, devant des fagots brûlants.
Son arrivée avait mis en rumeur le campement, et les plus dormeurs s'étaient éveillés pour venir aux nouvelles et apprendre de l'arrivant ce qui se passait dans Verdun.