L'officier qui avait arrêté Catherine dit alors d'une voix brève:
—Il faut en finir... monsieur le baron, vous n'avez aucune observation à faire?... aucune question à poser à notre prisonnière?...
—Non... non, emmenez-la!... gardez-la!... fusillez-la!... s'écria-t-il exaspéré, ou plutôt, reprit-il avec un désespoir comique, interrogez-la, obtenez d'elle que je sache ce qu'est devenue mademoiselle de Laveline... qu'elle dise enfin ce que signifie cet enfant dont elle a parlé...
L'officier répondit tranquillement:
—Nous allons l'enfermer dans une des salles du château... la prison porte conseil, demain elle nous répondra...
—Demain, les soldats de la République seront ici et pas un de nous ne parlera, car vous serez tous morts ou détalés, cria crânement Catherine.
—Emmenez-la, dit froidement l'officier, se tournant vers ses hommes.
Et il ajouta:
—Déposez vos fusils, et emportez cette femme après l'avoir garrottée si elle résiste.
Les quatre hommes appuyèrent leurs fusils contre la balustrade qui fermait le chœur et s'avancèrent d'un pas lourd, prêts à exécuter l'ordre.