Henriot réfléchissait profondément. Une lueur commençait à poindre en lui, éclairant des événements ténébreux.

—Tu es un voleur? dit-il en regardant sévèrement Sam Walter...

—Je suis sujet anglais!... balbutia le grime.

—L'un n'empêche pas l'autre!... grommela La Violette.

—Nos lois punissent les voleurs, qu'ils soient Anglais ou Français, reprit Henriot. Je t'ai soustrait pour un instant à ces braves gardes nationaux t'emmenant au poste, mais il suffit de moi et de La Violette que voici, dont tu connais la poigne, pour te conduire au poste... De là tu feras connaissance avec les prisons de France...

—Je les connais!... elles se ressemblent toutes, les prisons!... murmura Sam.

—Veux-tu les éviter?...

—Que faut-il faire? demanda hardiment l'agent de Maubreuil. Vous me tenez, gentleman, vous pouvez faire de moi ce qu'il vous plaira... Si ça n'est pas trop difficile, pour que vous me lâchiez, je vous promets d'exécuter vos ordres...

—Soit, dit Henriot. Nous allons voir... Eh bien! fais-moi savoir le motif de ta présence dans le parc de Combault?...

—Vous ne demandez que cela?... dit Sam joyeusement.